Notre boussole intérieure: la congruence avec soi

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Ainsi, en période trouble où nous sommes en perte de repères, ou dans notre vie quotidienne quand nous nous sentons aspirés, happés comme une girouette entre plusieurs choix ou résolutions: où est notre boussole intérieure?

Car, pris entre deux choix, nous prenons le moins pire et cela sans grande conviction. Et, pris dans une situation tout à fait nouvelle et inimaginable auparavant, nous oscillons entre la peur et des réflexes anciens. Or l’un comme l’autre ne résolvent pas notre état d’insécurité interne.

Boussole intérieure: la congruence avec soi

5 situations de non-congruence

Suite à notre billet précédent où nous décrivions la congruence avec soi comme un état interne où nous sommes alignés -corps, mental, émotions, attitudes – quelles sont les principales situations de non-congruence? Quels sont ces contextes internes où ne ne trouvons pas notre boussole intérieure?

#1 la culpabilité

Par exemple: se sentir coupable d’avoir fait fausse route, d’avoir dit ce qu’il ne fallait pas… Car la culpabilité, en entraînant un sentiment de n’être pas à la hauteur et qu’on pourrait faire mieux ne nous emmène pas vers un état de sécurité interne. Alors, on ne fait que  ressasser le passé. Et on ne passe pas à l’action qui permettrait d’avancer sur la bonne route ou de dire le mot juste.

#2 La peur

Ainsi, la peur de s’engager dans un projet qui nous tient à coeur. Ou bien la peur qui conduit à se recroqueviller sur soi, à s’empêcher de vivre pleinement les opportunités qui se présentent. Car c’est quand même dommage de freiner son projet ou de ne pas prendre une opportunité!

#3 L’emportement

En effet, tout type d’emportement nous éloigne de notre boussole intérieure. Comme la colère, la jalousie, l’enthousiasme proche de l’hystérie… Ainsi emporté comme dans un tsunami, nous n’avons plus notre esprit critique, ni conscience de ce que nous faisons et disons. Souvent, par la suite, nous regrettons et nous culpabilisons.

#4 La bouderie

Ainsi la bouderie signale un mécontentement, une volonté de montrer à l’autre son désagrément. Ainsi la bouderie n’a comme seule raison d’être que de « faire sentir » à l’autre son mécontentement. De fait la bouderie enferme son propriétaire dans une attitude dont il a du mal à se défaire par la suite. Ainsi, la bouderie, lorsqu’elle se répète comme seule réponse, est une attitude qui empêche tout dialogue et ouverture à l’échange.

#5 La très haute exigence

En effet, on s’impose parfois une très haute exigence de résultat, ou des objectifs quasi impossibles à atteindre. Car nous ne connaissons pas bien nos limites et nos réelles capacités. En fait, nous voulons en faire plus que nécessaire, nous « rêvons » de toujours plus. Et ainsi, nous nous éloignons de notre boussole intérieure.

5 pistes pour trouver sa boussole intérieure

Voici 5 pistes que l’approche par la Pratique Attentionnelle Active(c) nous apporte. Ainsi, être plus à l’écoute de nos perceptions tout en passant outre nos filtres habituels (mémoire, préjugés…).

#1 Chaque jour un petit peu

Ainsi, chaque jour, on portera attention à soi en train d’agir. Simplement « être présent » à ce qu’on fait et à ce qu’on ressent par nos sens externes et internes. Par exemple, je ne serais pas congruent avec moi-même si je pensais à mes futures vacances alors que je prépare un bon repas.

#2 Nos pensées sont comme des trains

Car on pourrait imaginer nos pensées comme étant des trains qui partent plus ou moins loin et sont plus ou moins chargés de ressentiment, tourments etc. Ainsi, nous pourrions être congruents avec soi-même en utilisant notre capacité à:

  • Descendre du train
  • Laisser passer le train
  • Prendre un autre train qui nous emmène moins loin ou qui est en relation avec le moment présent que nous vivons.
#3 prendre goût à ce qu’on fait

De fait, si nos automatismes facilitent notre vie quotidienne en nous évitant de réfléchir aux gestes à faire, ils nous permettent aussi de nous évader par la pensée. Et ainsi, nous ne sommes plus à l’expérience du moment présent. Aussi, en prenant intérêt à ce que nous vivons, faisons, disons… dans l’instant, nous retrouvons une conscience pleine et entière de notre vie.

#4 Changer ses habitudes

Dans la même idée que précédemment, pour reprendre conscience de chaque situation que nous vivons, changer ses habitudes est une autre piste. Par exemple: changer d’itinéraire, ou de posture. Pour aller plus loin sur ce thème: notre article sur « le poids des habitudes: subir ou s’en libérer? ».

#5 Garder en soi sa boussole intérieure

Ainsi, peu à peu, par une attention de plus en plus fine à ses perceptions -mental, corps, émotions, attitudes- on acquiert une conscience un peu plus aigüe de son propre vécu et de sa propre expérience. Or, cela crée un registre interne de tranquillité et de sécurité, que chacun ressent et nomme avec ses propres mots. Ce registre interne devient un repère, c’est notre boussole intérieure.

Certes, nous ne pouvons le maintenir en permanence. Mais nous pouvons savoir quand nous nous en sommes éloignés. Et nous savons y revenir par des petits actes d’attention et de perception de soi. Un petit peu chaque jour!

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