Aux confins de soi-même

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Aux confins de soi-même! Cette période de confinement est une période inédite. Nous le savons. Synonyme d’isolement, de réclusion et de restriction sociale, elle modifie nos comportements et perturbent nos habitudes. Stress, émotions en dents de scie, pensées parasitées par des  angoisses légitimes ou exagérées selon les individus, nous voilà  malmenés.

Pourtant ce n’est que le début d’une pause imposée. Pas si évident  au premier abord  ?

Si l’idée de limites est rarement plaisante,  ici elle devient d’abord  synonyme de prudence. Car limiter la casse et circonscrire la propagation du virus c’est d’abord la priorité si nous voulons gagner.

Cloîtrés dans nos appartements, seul, en couple ou en famille selon les cas, ce changement de rythmes  nous pousse à innover.

Aux confins de soi-même! C’est une occasion unique.

Une occasion pour observer et revenir le plus souvent à soi. Aller aux confins de soi-même. Mais, là encore, attention!  Cela implique de faire Stop aux agitations mentales.  Et cela passe d’abord par le corps et sa détente et se connecter à ses sensations physiques et sonder son énergie.

Débrancher le mental est quasi impossible, par contre ne pas se laisser subjuguer, hypnotiser par toutes les pensées habituelles, routinières, cela s’apprend.  C’est un entrainement. Chaque jour, par petite touches. Et il ne s’agit pas de se flageller pour y arriver. Cet apprentissage commence dès lors que l’on observe sans jugement comment nous fonctionnons. D’un point vue physique au niveau des sensations corporelles et au niveau des réponses motrices,  mais aussi d’un point de vue  émotionnel  et intellectuel. Notre  regard est si habitué à se tourner vers l’extérieur, qu’il ne sait pas ni comment il observe,  ni  par quel filtre, il perçoit et analyse les choses, les événements qui se présente à lui.

Notre mental nous bien joue des tours.

Comme le chantait Claude Nougaro “Sur l’écran noir de mes nuits blanches où je me fais du cinéma…” notre mental nous embarque dans des aventures où notre ego a le premier rôle. Oh, il fait parfois du bon boulot !  Il analyse,  sous-pèse le pour et le contre, juge, critique, en se targuant de rester objectif en toutes circonstances, mais il  juge aussi. Vous avez vu comment devant la crise sanitaire, sur les réseaux sociaux, nous sommes tous devenus des experts ?  C’est plutôt d’un point de vue négatif.  Vous n’avez pas remarqué ?  Penser  “je suis bien ici, où je suis,  à ma place” cela ne fait pas couler beaucoup d’encre ! Car si notre mental crée sans cesse du contenu, il nous raconte la majeure partie du temps des histoires. Et pourquoi un tel m’a dit ça ?  Pour qui , il se prend celui-là ! Quel désinvolture! Quel dégaine ! Quel fainéant !

Alors durant cette période de confinement attention  à la surchauffe des neurones ! On croit parfois que partager nos pensées, ça soulage, c’est vrai, mais cela peut alimenter aussi nos mal-être.

Bonne nouvelle! Nous pouvons changer la donne ! Mais oui , c’est possible ! Ici et maintenant!

Et si nous nous amusions à être cet explorateur de nous-même ?

Le monde nous happe à chaque instant. Nous sommes comme ces moustiques attirés par la chaleur humaine et les odeurs. D’ailleurs à ce propos,  j’ai cru longtemps que c’était la lumière qui les attirait. Encore une idée fausse! Comme si ce qui primait était ce que l’œil voit. C’est pour moi presque un paradoxe : Nous sommes tellement habitués à capter le monde par nos sens que nous n’y prêtons pratiquement plus attention tout en leur accordant énormément de crédit.

Là nous avons l’occasion de reprendre  un peu les rênes de nos vie.  Nous pouvons tirer sur la corde qui nous relie à ce que nous sommes dans l’instant présent.

Si vous êtes perdus, suivez la piste …

Profitons de cette période de confinement pour faire ce ménage de printemps et balayer nos idées  fausses  et nous idées toutes faites. Elles sont nombreuses. La maxime ” je sais que je ne sais rien” est rarement mise en pratique tant nous assommons les autres avec nos convictions  accompagnées du sentiment verbalisé ou non d’avoir en plus raison !  La pratique attentionnelle active© ne se joue pas au niveau intellectuel de l’analyse.  Pour reprendre une phrase d’un de nos formateurs François le Ralle, “quand on est attentif on est dans la perception “. 

De contrainte à contrariété, il n’y a qu’un pas ! Astreints à résidence, nos émotions fluctuent  vite ! Quand une contrariété monte, l’observer pour ce qu’elle est ! Sans doute derrière l’émotion y a-t-il une part d’amour propre et vanité ?   En plus nous sommes la plupart du temps d’une exigence et d’une intolérance vis à vis des autres que nous ne pourrions souffrir nous même.

Lâchons du lest. Le poids de la charge mentale, que nous imputons la plupart du temps au monde extérieur, à notre milieu, à notre éducation, etc… nous pouvons l’alléger.  Nous ne pouvons pas tout résoudre !   Accepter cette bonne nouvelle, c’est déjà regarder le monde sans froncer les sourcils. Alors bannissez les ” il faut” et les “je devrais”.  Déconnectons nous de tous ces diktats  qui nous l’impression à nos personnalités d’être importantes. Allons aux confins de soi-même.

La sortie de crise  arrivera, soyez en certain. D’ici là prenez soin de vous et de vos proches .

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